L’Europe libérale n’est pas une fatalité

Vendredi, 29 mai, 2009
posté par Alain Hutchinson

SYNDICATS • N° 10 • 29 MAI 2009 7

> ALAIN HUTCHINSON, EURODEPUTE SORTANT

“L’Europe libérale n’est pas une fatalité”

Alain Hutchinson, 59 ans, n’est pas candidat aux élections européennes
mais il a été eurodéputé PS de 2004 à 2009. Ancien syndicaliste, permanent du SETCa Bruxelles, fondateur du Centre de soins à domicile CSD, pour recaser les licenciés de la Clinique Cavell, ancien Secrétaire d’Etat dans le Gouvernement de Bruxelles-Capitale, chargé du logement et de l’Energie, il retrace le bilan de son passage au Parlement Européen, avec le regard de celui qui connait la machine de l’intérieur et la distance de celui qui n’y sera plus.


Syndicats: Le travail du Parlement
européen n’est pas très visible.
Pourquoi? Est-ce un défi cit de
communication? Le système décisionnel
est-il trop compliqué?

A. Hutchinson: L’inattention ou le manque d’information dont souffre le Parlement européen, je l’attribue à trois éléments: d’abord nos partis politiques s’intéressent peu aux questions européennes. On est toujours avant tout  ationaux. On ne s’intéresse à l’Europe que s’il y a de très gros évènements ou des élections. Deuxième responsabilité: la presse. Les travaux du Parlement européen sont peu cités, ou expliqués. Troisièmement, l’enseignement qui ne prend pas suffisamment en compte la citoyenneté dans l’éducation. L’Union Européenne est pourtant une réalité, un fait institutionnel et politique mais malheureusement pas encore un fait citoyen. L’Europe décide de plus en plus, par des voies complexes mais on peut résumer en disant que, d’une part, c’est le Conseil des Ministres européens, c’est-à-dire les représentants des gouvernements nationaux, qui prend l’essentiel des décisions. Toujours dans un système d’unanimité, ce qui donne à chacun des Etats un droit de veto; et d’autre part, le Parlement européen dans un système de codécision qui prend une part de plus en plus importante et qui sera renforcé par le traité de Lisbonne. C’est dire que le Parlement européen va jouer un rôle de plus en plus important dans la décision politique européenne. Il est le berceau de la démocratie, la voix des peuples d’Europe. Et ça les citoyens ne le perçoivent pas bien . Pourtant, on ne peut plus dire aujourd’hui: «pour moi l’Europe, c’est trop loin, c’est trop compliqué, c’est pas mon problème». 70 % des lois sont issues de décisions européennes. Elles concernent directement l’ensemble des citoyens parce que quand on libéralise, par exemple l’énergie, ça se répercute directement sur la facture d’électricité des consommateurs.
Quand l’Europe décide de privatiser la Poste, c’est le bureau de poste du quartier que l’on ferme.

Syndicats: Justement, est-ce que
la désaffection vis-à-vis de l’Europe
n’est pas liée à une certaine
déception de l’opinion ou au sentiment
que l’Europe n’est qu’un
marché mais qu’elle ne s’occupe
pas des gens?

A. Hutchinson: Si on ne veut ne pas subir les décisions européennes qui ne nous conviennent pas, il faut absolument que l’on s’empare de cette institution qu’est le Parlement européen et qu’en tout cas on y fasse beaucoup plus attention. Je rappelle que la droite est majoritaire au Parlement et au Conseil des ministres. L’Europe mène des politiques de droite. Ce n’est pas un hasard ou une fatalité. C’est parce que les gens ont voté plus à droite aux dernières élections européennes. Et parce qu’ils ont voté plus à droite qu’à gauche aux élections nationales qui déterminent la composition des Gouvernements nationaux donc du Conseil des ministres européen. L’Europe du libéralisme, ce n’est
pas une fatalité: c’est une chose qu’on peut changer! Mais pour ça il faut renverser les majorités.

Syndicats: Est-ce que
le manque de lisibilité
politique ne vient
pas aussi du caractère
hétérogène et parfois
hétéroclite des groupes politiques
européens?

A. Hutchinson: C’est vrai que c’est déroutant. Il n’y a pas de majorité et d’opposition au Parlement européen comme dans les Etats. Ça qui rend les choses moins lisibles. Et en plus les majorités sur certains projets sont fluctuantes, ponctuelles. Il n’y a pas de véritables partis européens. Les groupes politiques sont des juxtapositions de députés issus de partis plus ou moins proches mais avec de grandes disparités. Lorsque, par exemple, j’ai défendu une résolution contre les délocalisations, j’ai rencontré la plus grande opposition des membres de mon propre groupe mais issus des nouveaux pays membres de l’ex-bloc de l’Est.

Syndicats: Quel est le bilan que
vous tracez en tant qu’homme
de gauche de ces 5 ans passés au
Parlement européen?

A. Hutchinson: On a eu beaucoup de défaites, notamment en ce qui concerne la défense des services
publics qui est l’un de mes chevaux de bataille. Dieu sait que j’ai souffert, que ce soit à propos de la
directive Bolkestein sur les services, celle sur la libéralisation de la Poste, du trafic voyageurs des chemins de
fer, etc., etc. Mais de temps en temps, on a une victoire - comme par exemple sur la directive temps de travail - grâce à une mobilisation citoyenne au travers des organisations syndicales. On a pu barrer cette directive qui nous aurait fait reculer au XIXe siècle en matière de relations sociales dans les entreprises. Tout ça montre comme il est important lorsqu’on est un citoyen européen et surtout que l’on ne fait pas partie des nantis, que l’on est un  ravailleur, un chômeur, un minimexé, un immigré… de ne pas négliger son suffrage pour le Parlement européen.
Je pense que le Parlement européen, notamment grâce à ses majorités fluctuantes sur les questions éthiques, a pu prendre un certain nombre de décisions très positives. Je pense, par exemple, en matière environnementale à la directive REACH qui vise à interdire des matières toxiques dans la fabrication de produits d’usage courant. Et ce
malgré le lobby immense de l’industrie chimique. En ce qui concerne la directive Services [dite Bolkestein] on a réussi grâce à une large mobilisation à infléchir les intentions de la Commission mais la directive a bel et bien été votée.
Mais au-delà de ces exemples significatifs, il y a aussi tous les débats sur la recherche fondamentale, les cellules souche, autour de l’égalité des genres, de la contraception. Et là nous avons marqué beaucoup de points, même si moins spectaculaires, notamment grâce à une majorité «laïque». Mais c’est un travail très difficile dans le contexte politique actuel. Si on veut avoir autre chose, si on veut que l’on empêche l’Europe de démolir tous les services publics qui sont «le patrimoine des gens qui n’ont pas de patrimoine», comme le dit Ignacio Ramonet. La gauche
ne peut pas laisser démanteler les services publics. Or cela fait 20 ans qu’on le fait. Si on n’y met pas un stop, les prochains sur la liste seront la santé, l’éducation, la culture. Ce sera l’impossibilité pour les Etats de gérer ces domaines au nom de la libre concurrence. C’est ça qui nous pend au nez. Ce sont là les listes de la prochaine législature. Voter pour l’Europe, c’est un choix de société très clair même si les gens ne s’en rendent pas bien compte.
Dans cette législature européenne marquée par la droite, on réussi à limiter les dégâts par un travail commun et constant entre la gauche politique au Parlement européen et la gauche citoyenne et essentiellement les organisations
syndicales. Mais si nous ne renforçons pas la gauche européenne, il faudra s’attendre aux pires débordements en
ce qui concerne les choses qui nous tiennent à coeur.

Une bien belle manifestation…

Dimanche, 17 mai, 2009
posté par Alain Hutchinson

Une bien belle manifestation…

Tout peut  faire une campagne ! Mais rien ne peut remplacer des engagements de longue date… C’est ce que je me suis dit en arrivant samedi dans le quartier nord,  au lieu de concentration de la manif organisée par la Confédération européenne des Syndicats, face à la crise et à ses effets dévastateurs sur le « monde du travail », sur ceux qui ont ou vont y perdre leur emploi, sur ceux pour qui la vie est déjà difficile et pour qui elle risque de l’être encore plus demain.n700494044_2612332_83510891

C’est aussi ce que je me suis dit en arrivant sur place et en constatant l’immense mobilisation organisée par les syndicats et, en particulier, le mien, la FGTB.  Drapeaux rouges et noirs, casquettes et foulards rouges, pétards et fumées bleues, conversations animées, slogans criés à tue tête, ….n700494044_2612338_2400401

Des slogans plus ou moins convenus, des vendeurs de journaux de l’extrême gauche, des groupes hétéroclites devisant sous les arbres du boulevard, tout le monde attendant patiemment le moment du départ. Et ce fut long pour les derniers, ils ont commencé à bouger alors que les premiers avaient déjà remballé leurs calicots et se pressaient sur les quais de gare pour le retour…

Une vraie démonstration des inquiétudes de la base, un appel aux responsables politiques de tous niveaux, pour qu’ils relaient et défendent une véritable alternative au désastre annoncé. Une autre façon de répondre à la crise, une réponse européenne et solidaire du monde du travail aux nantis de tous bords, aux libéralisateurs fous, aux financiers irresponsables, à la logique du marché pour le pognon ! Ils veulent, ceux qui ne sont rien seuls mais qui peuvent faire bouger le monde quand ils sont unis et mobilisés, que l’on repense le système, que l’on mette en œuvre un autre modèle de société, un système dans lequel l’Homme se retrouverait au centre du dispositif, acteur d’un développement durable et solidaire.4506_101343964044_700494044_2612346_2974774_n2

Soyons socialistes, acteurs d’un vrai changement, conscients de ce qui nous arrive. Cette crise dont on parle tant, n’est pas une fatalité ni un hoquet du libéralisme, elle est le fruit d’un projet politique de la droite libérale et des grand intérêts financiers qu’elle représente auquel nous devons opposer un projet de gauche crédible et respectueux de nos valeurs fondamentales !

Une bien belle et grande manifestation !

Dur, dur la campagne !

Mercredi, 13 mai, 2009
posté par Alain Hutchinson

Dur, dur la campagne !


Quelle déception, chaque matin quand le réveil sonne, branché sur « la première » et que l’actualité, impitoyable, nous assène les faits, douloureux, relatant les errements de certains camarades…

Quelle déception de découvrir ainsi déballés au grand jour les erreurs de jugement mais aussi de comportement de certains de nos amis…

Merde ! Où est notre parti ? Celui des vertus et des lumières, de la liberté, des luttes sociales, de tous les progrès, des assemblées animées par des échanges vrais, …

Ne serait-il plus que décor de pacotille, rouge et roses ? L’image, l’image, toujours l’image, celle de nos congrès orchestrés comme des ballets, celle de ces fêtes « people » dont les images suantes mais souriantes hantent les murs virtuels de Facebook, celle des multiples initiatives ludiques qui visent à séduire plutôt qu’à convaincre le citoyen ?

Non, non et non ! Le PS, notre parti, c’est d’abord celui des gens, des travailleurs et des chômeurs, des artistes, des chercheurs, des enseignants, des « petites gens », des « assistés » comme les appelle Philippe Moureau. C’est ensuite celui de ces milliers de militants sincères et convaincus de ce que l’injustice croissante de ce monde, que le fossé entre les nantis et les autres, entre le nord et le sud, que les inégalités entre les femmes et les hommes,… doivent cesser. C’est celui de milliers de mandataires honnêtes qui ont décidé de consacrer leur vie, bien plus que professionnelle, à ces nobles combats, à ces grandes causes de la solidarité !

Alors, mon ami, mon Camarade, relevons la tête, continuons le combat, allons vers ceux qui ont toujours pu compter sur nous, reportons notre foulard rouge fièrement et clamons haut et fort que ce monde doit, bien sûr,  produire des richesses mais que celles-ci doivent être bien mieux partagées ! Qu’il doit, bien sûr, avancer, bouger, innover mais qu’il doit le faire durablement, en pensant à demain ! Qu’il doit, bien sûr, tenir compte de la globalisation galopante mais qu’il ne peut laisser l’ « autre moitié » de l’humanité sur le bas côté !

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Le socialisme, c’est cela ! Personne ne pourra jamais nous l’enlever, personne ne pourra nous le pervertir et aucun modèle de pensée libérale, poujadiste ou populiste ne parviendra à l’anéantir…

WITH A LITTLE HELP FROM MY FRIENDS…

Mercredi, 13 mai, 2009
posté par Alain Hutchinson

WITH A LITTLE HELP FROM MY FRIENDS…

Ce n’est plus une nouveauté, le 7 juin prochain nous serons amenés à voter pour désigner nos représentants au Parlement bruxellois. Lecteur de ce blog, vous savez que je suis le premier suppléant sur la liste du Parti socialiste (2) emmenée par Charles Picqué.

Il est fondamental d’apporter le maximum de votes à la liste : c’est l’avenir de la Région qui est en jeu !

Il est aussi important pour moi de recueillir un maximum de voix de préférence, parce qu’en me soutenant, vous ferez pencher la balance en faveur de la ligne clairement à gauche que j’entends défendre au sein du parti.convaincre-3fan

Vous pouvez voter pour plusieurs effectifs et plusieurs suppléants sur la liste.

Comme vous le savez aussi, lors d’une campagne électorale il est primordial de pouvoir toucher, rencontrer, convaincre un maximum de gens.convaincre

C’est pourquoi tous les relais sont importants. Si vous voulez me soutenir durant cette campagne, plusieurs actions sont possibles comme, par exemple :

  • Distribuer mes tracts à vos proches
  • Apposer une de mes affiches à votre fenêtre
  • Ecrire un courrier à votre carnet d’adresse pour me présenter (je peux vous fournir une lettre type)
  • Réunir quelques amis/connaissances chez vous, pour me permettre de me présenter à eux directement
  • ou toutes autres actions de votre choix

convaincre-2Je vous remercie déjà pour l’intérêt que vous portez à mon travail et je reste, ainsi que mon équipe, à votre disposition.

convaincre-4Vous pouvez nous joindre par téléphone au 0470 64 12 30 ou par mail à l’adresse hutchleretour@gmail.com

Un grand merci pour votre aide et à très bientôt,

Alain Hutchinsontracts3


STRASBOURG, c’est fini…

Mercredi, 13 mai, 2009
posté par Alain Hutchinson

STRASBOURG, c’est fini…

Ça y est, le Parlement européen s’est réuni pour la dernière fois de la législature en séance plénière à Strasbourg … L’heure était donc aux dernières fois !

Pour la dernière fois, j’ai reçu mon dernier groupe de visiteurs. Je garderai donc un souvenir particulier de la visite des « Amis de la nature » dans notre Parlement strasbourgeois.visiteurs

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Pour la dernière fois, Martin Schulz, notre chef de groupe, nous a réunis autour d’un repas entre socialistes européens.

Et pour la dernière fois, nous avons voté! Un vote très émouvant … suivi du moment tant redouté des « au revoir ». Chacun rentre dans son Pays, mais, c’est sûr, on se reverra!

Pour un bilan plus sérieux de cette législature européenne, je vous renvoie vers mon site .

BRUXELLES, me voilà !

LA CAMPAGNE AU QUOTIDIEN: UN BANC POUR TOUS

Vendredi, 8 mai, 2009
posté par Alain Hutchinson

La Campagne au quotidien

Un banc pour tous

Samedi 02.05.09, à Ixelles, Matonge en fête pour l’opération un banc pour tous.

Samedi après-midi, me voilà en route pour le Sud … de Bruxelles.

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Ce n’est pas l’Afrique mais presque, puisque c’est dans les rues du quartier Matonge à Ixelles, que nous avons été convié par Pierre Lardot (9e suppléant à la Région http://www.pierrelardot.be/) et toute l’équipe de l’a.s.b.l. « Les amis de Wetchi » à une fête de promotion de l’opération UN BANC POUR TOUS.

Lors de multiples missions en RD du Congo,les Amis de Wetchi ont pu se rendre compte de l’état catastrophique des infrastructures pédagogiques.

Pour ceux qui connaissent l’Afrique, nous savons qu’il n’est pas rare de voirdes écoliers suivre les cours à même le sol, se servir du dos de leurs condisciples comme pupitre, ou encore ne plus aller en classe parce que les parents ne sont plus en mesure d’assurer leur scolarité.

C’est pour cette raison que l’association a lancé l’opération UN BANC POUR TOUS. L’opération est menée en collaboration avec la commune d’Ixelles -qui est jumelée avec la commune de Kalamu à Kinshasa- et avec l’ONG LHAC (Laïcité et Humanisme en Afrique Centrale). Cette collaboration intéressante a donné naissance à plusieurs projets, notamment la fabrication locale de matériel scolaire (tableaux, bancs, …).

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Un excellent samedi après-midi, dans une ambiance « beignets, brochettes et musique africaine », en compagnie de Mama Molai et ses amis mais aussi de Willy Decourty, Bea Diallo, Véronique Jamoulle et Karine Lalieux.3226_97191614044_700494044_2549819_1916798_n2

LA CAMPAGNE AU QUOTIDIEN: LA CULTURE AU COEUR DE NOS QUARTIERS

Mardi, 5 mai, 2009
posté par Alain Hutchinson

La Campagne au quotidien

La culture au cœur de nos quartiers

Mercredi 29.04.09, à Anderlecht, pour l’inauguration du nouveau chapiteau de la Compagnie des nouveaux disparus

chapiteau1Un nouveau chapiteau, plus grand, pour y accueillir un public toujours plus nombreux et permettre à tous d’accéder à la culture en offrant des spectacles gratuits! C’est ça la Compagnie des Nouveaux Disparus.

Quel bonheur donc de se retrouver, en compagnie de Jamal Youssfi, animateur de la compagnie, Jacques Remacle, administrateur de la compagnie et Fadila Laanan (7e effective à la Région http://blog.fadilalaanan.be/) pour inaugurer ce nouveau lieu de la culture pour tous.

Créée en septembre 1994 à Bruxelles, au sein de l’association “Avenir”, la Compagnie des Nouveaux Disparus a initialement conduit parents et enfants à se rencontrer et à se découvrir autrement, lors d’ateliers théâtraux dirigés par Jamal Youssfi et Zineb Azzouzi. De cette expérience est née l’envie de partager le fruit de cette rencontre avec le public. Les Nouveaux Disparus ont ainsi vu le jour, en créant un spectacle mêlant amateurs et professionnels: Les Histoires merveilleuses .

Aujourd’hui, la Compagnie des Nouveaux Disparus c’est cinq créations, deux festivals, une multitude de projets, 500 représentations, 100.000 spectateurs, une vingtaine d’ateliers. Après douze ans de travail, la compagnie présente une histoire de vie originale, faite de rencontres artistiques, de vie semi-foraine, de démarche associative et d’esprit citoyen.

La Compagnie installe notamment son chapiteau dans les quartiers les plus fragilisés, les cités sociales, ….

Leur but ? Porter la culture sur le terrain des plus défavorisés car l’expression théâtrale est un outil privilégié pour envisager la vie autrement et pour dépasser les idées préconçues.

Leur méthode ? Outre les spectacles, la compagnie ouvre le chapiteau au travail des jeunes et des associations du quartier. Au bout de quelques jours de présence, ils réussissent à créer un échange culturel, une véritable rencontre et surtout un contact privilégié avec les adolescents des quartiers.

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Encore félicitation à toute la compagnie pour cette belle initiative et bon vent pour la suite.

Hutch… le retour, de l’Europe à Bruxelles !

Mardi, 5 mai, 2009
posté par Alain Hutchinson

Hutch… le retour, de l’Europe à Bruxelles !

Il y a cinq ans, notre parti me demandait de défendre les priorités socialistes au Parlement européen. Moi, le municipaliste, le régionaliste, qui ai, aux côtés de Charles Picqué, mis en place notre Région, moi qui me suis battu pour améliorer le quotidien de mes voisins, de ceux qui souffrent, des moins bien nantis, on m’envoyait vers un univers qui m’était totalement inconnu, celui de l’Union européenne.

Mais ce défi, j’ai décidé de le relever et de porter au niveau européen les priorités qui étaient les miennes: le logement, l’Europe sociale mais surtout une chose qui, pour moi, manquait terriblement à cette Europe que je connaissais mal: replacer le citoyen au cœur du projet européen.

En arrivant dans cette grande maison qu’est le Parlement européen, j’ai découvert une nouvelle dimension de la politique, rencontré des gens qui défendaient les mêmes valeurs et me suis rendu compte de l’importance de l’Europe et surtout de l’influence qu’elle a aujourd’hui sur notre quotidien.

Mes combats, je les ai menés, et d’autres me sont apparus comme fondamentaux ! Ceux de la solidarité Nord-Sud, de la défense de nos services publics, … Aujourd’hui, c’est donc fort de cette expérience, de cet Erasmus de 5 ans au Parlement européen, que je reviens à la Région, convaincu que nous ne pouvons plus nous passer de l’Europe.

Nous le savons, la présence des institutions européennes dans notre ville à clairement fait de Bruxelles une ville incontournable sur la scène internationale. Ce statut, si nous le gérons intelligemment, offre à la Région des opportunités de développement qui bénéficient et bénéficieront aux Bruxellois. Charles Picqué, perspicace comme toujours, l’a bien compris, au travers du Plan de Développement international qu’il a initié…

Les thèmes autour desquels je compte centrer mon activité politique des cinq prochaines années sont les mêmes que ceux qui m’ont toujours intéressés, avec les inflexions nouvelles que mon expérience récente a apportées.

logement-txt1Il s’agit du logement, bien sûr. Une passion que j’ai exportée à l’Europe, même si de prime abord, cet enjeu ne rentrait pas directement dans les compétences européennes. Deux plumes à mon chapeau : j’ai été au début de la législature l’un des initiateurs de l’intergroupe Urban-logement dont je suis devenu le vice-président. Au travers de cet intergroupe, j’ai, en partenariat avec le secteur européen du logement, rédigé et fait adopter la « Charte européenne du logement », qui pose les bases d’une véritable politique européenne du logement. Je suis également parvenu à ouvrir l’accès des fonds structurels européens à la rénovation des logements sociaux en matière d’économie d’énergie, ce qui fut une première au niveau européen et une grande victoire personnelle. Cette décision récente ouvre donc l’accès à de nouveaux budgets pour nos logements sociaux et je veillerai, dans la prochaine législature, à ce que notre Région puisse en bénéficier.

actionsociale-txtIl s’agit aussi de cet autre centre d’intérêt qui ne m’a jamais quitté : l’action sociale, encore plus fondamentale en cette période de crise qui frappe durement et constitue une véritable machine à exclure. Cette crise remet de manière criante les véritables enjeux de société au centre du débat et indique, pour ceux qui en doutaient, qu’entre gauche et droite, il n’y a pas photo.

culture-txtJe n’entends pas oublier la culture, dans ses dimensions d’émancipation individuelle et collective.

europesoctxt2LEurope, ce n’est plus un secret pour personne, continuera à être pour moi un enjeu essentiel. L’Europe et plus spécifiquement l’Europe des citoyens comme véritable projet politique qui dépasse la perspective nationale. Cet enjeu est encore trop peu compris, trop peu défendu mais, qui, pour moi, est aujourd’hui devenu essentiel, surtout lorsque l’on sait que 70% de nos lois, décrets, ordonnances sont des retranscriptions de directives européennes !

nordsudtxtMon mandat européen et ma participation à la commission du Développement m’ont permis de prendre conscience avec plus d’acuité de la nécessité impérieuse de rééquilibrer les relations Nord Sud. Le modèle de société auquel nous aspirons est intimement dépendant d’un engagement solidaire en faveur des pays du Sud et notamment de l’Afrique. La solidarité Nord Sud trouve à s’exprimer à tous les niveaux de pouvoir et notamment via les compétences de la Communauté française. Elle constitue un enjeu des élections régionales par rapport auquel je m’engage fermement.

servicespublicsLe dernier enjeu par rapport auquel je compte poursuivre mon engagement est celui de la défense des services publics. Aujourd’hui l’enjeu du maintien d’un service public de qualité se joue à l’Europe. Le moins que l’on puisse dire est que la Commission dirigée par José Manuel Barroso a lancé des attaques incessantes contre notre modèle social dans lequel le service public joue un rôle essentiel. Ignacio Ramonet a dit que le service public est le patrimoine de ceux qui n’en ont pas. Le combat que j’ai mené en faveur du maintien d’un service public postal montre que ce constat élémentaire n’est pas partagé au niveau de l’Europe ; il n’est même pas partagé par l’ensemble de la gauche européenne. Ce combat doit donc être poursuivi à l’Europe, dans chacun des états membres et à l’intérieur de ceux-ci, au sein même des entités fédérées qui gèrent une grande part des compétences pour lesquelles le maintien d’un service public performant est essentiel, comme l’enseignement par exemple.

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Voici donc les accents principaux que j’entends développer par rapport au programme du Parti socialiste pour la Région et la Communauté française. Vous en serez informés dans le détail à l’occasion des prochaines informations publiées dans ce blog.

SOLIDARITE NORD-SUD: Mémorandum du CNCD

Dimanche, 3 mai, 2009
posté par Alain Hutchinson

SOLIDARITE NORD-SUD
Mémorandum du CNCD pour les élections de juin 2009
Les Priorités d’Alain Hutchinson

cncdLe CNCD a publié un mémorandum à l’attention des futurs élus et mandataires, candidats aux élections de juin. Le CNCD interpelle ainsi les candidats, en attendant de leur part qu’ils s’engagent en matière de coopération au développement et de solidarité internationale.

Le mémorandum peut être téléchargé à l’adresse suivante : www.cncd.be/spip.php?rubrique131

Comme il s’agit de combats qui sont pour moi prioritaires, je vous livre ma réponse.

Les Priorités d’Alain Hutchinson lire la suite

La campagne au quotidien: Souvenirs, souvenirs …

Mardi, 28 avril, 2009
posté par Alain Hutchinson

La campagne au quotidien

Souvenirs, souvenirs … avec Françoise, Ouri, Christian, Philippe et les autres

Mardi 28.04.09, à Bruxelles pour l’inauguration de 4 appartements à la rue du Travail

Quel plaisir de me retrouver à l’inauguration de cet immeuble de la rue du Travail, dernière étape d’un projet démarré à la fin de mon mandat de Secrétaire d’Etat au Logement. Et comme le disait Ouri (Mohamed Ouriaghli 70e effectif à la Région http://www.ouri.be/ ), quel beau clin d’œil que d’inaugurer cette maison de la rue du Travail à la veille du 1e mai ! Ce fut aussi pour moi l’occasion de retrouver toute l’équipe du secteur du logement social et cette ambiance bruxelloise et tellement conviviale qui le caractérise.

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Je sais qu’il peut apparaître dérisoire d’inaugurer 4 logements et je sais aussi que certains diront qu’il n’y a pas lieu de se féliciter de ce qu’un petit projet ait mis 5 ans pour se concrétiser.

Nous devons effectivement agir massivement pour mettre sur le marché un grand nombre de logements locatifs accessibles aux habitants qui disposent de revenus modestes, mais cette ambition quantitative ne doit pas nous faire oublier que le logement social disséminé dans les quartiers est une dimension essentielle de la mixité sociale dans la ville. Donc 4 logements, 4 logements de qualité, 4 logements accessibles mis sur le marché locatif, ça vaut vraiment la peine.

Le délai de réalisation des investissements en matière de logement est extrêmement long et comme

Secrétaire d’Etat au Logement ça a été pour moi un sujet permanent de frustration. Faut-il s’en satisfaire au nom du respect des procédures? Je ne le crois pas. Si nous voulons atteindre nos objectifs en matière de logement, il est essentiel d’étudier tout le cheminement d’un projet, depuis la décision politique jusqu’à la mise sur le marché, de veiller à supprimer tous les retards évitables et de mettre au point une procédure dynamique d’accompagnement des projets qui garantit la mise sur le marché des logements dans le délai minimum. C’est le rôle des politiques de tracer un cadre d’exécution performant des projets publics et c’est le rôle d’une administration publique efficace de se consacrer autant à la réalisation des objectifs qu’à la simplification et au respect des procédures.

Sinon, l’action publique s’enlise dans la bureaucratie et l’immobilisme.

Une belle réalisation en tous cas. Et bienvenue aux nouveaux locataires !